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L'éco-art : une forme d'art engagé

HISTOIRE DE L'ART

Flavia Manyari - 14 Octobre 2021

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L’art, comme porte parole de messages écologiques ? Avec l’omniprésence de la crise environnementale, notre équipe a décidé de revenir sur la naissance du mouvement écologique et ses différents courants l’enveloppant. 

L’éco-art, également appelé art environnemental, est né d’une prise de conscience face à la constante dégradation de l’environnement par l’activité humaine. Engagé, il a pour volonté de sensibiliser et d’informer la société sur les conditions actuelles de notre planète, et ce à travers l’appel à la raison et les sentiments. Peinture, photographie, sculpture, théâtre et toute autre forme d’expression artistique participent à la diffusion du mouvement. 
• • • L'ART ET L'ENVIRONNEMENT

Si l’engagement des artistes pour l’écologie n’a débuté qu’au siècle dernier, l’art et la nature coexistent depuis plus longtemps qu’on ne le pense. En effet, les paysages et éléments naturels ont toujours fait objet de source d’inspiration pour un grand nombre d’artistes. Aujourd’hui on ne compte plus le nombre de peintres, photographes ou dessinateurs dont la nature principale de leur œuvre consiste à montrer différents types de paysages naturels. 

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                                                                            « Montagne » Dong Yuan

Il faut savoir que le rapport entre art et nature a d’abord été massivement critiqué en Europe. Ce qui n’était pas le cas en Asie par exemple, où des paysages de montagnes ont commencé à faire leur apparition dès la dynastie Song en l’an 900. L’usage de matériaux végétaux tels que la papier, le bois et le bambou, était également courant dans l’architecture japonaise. En Occident, il faudra attendre l’arrivée du mouvement baroque, notamment avec la nature morte, pour que les arts visuels commencent à intégrer des éléments issus de la nature dans leurs tableaux.  

• • • L'art du paysage : l'impressionnisme

L’un des mouvements picturaux majeurs auquel on pense habituellement lorsqu’on parle paysages est l’impressionnisme. En effet, malgré une déformation de la réalité par le travail de la couleur et de la lumière, l’impressionnisme repose presque toujours sur une peinture à l’air libre. Parmi les artistes français, Van Gogh, Monet et Cézanne font partie des peintres ayant le plus contribué à illustrer les lieux ruraux du pays. Très attaché à la campagne, il était par ailleurs indispensable pour Vincent qu’un artiste ne vive entouré de nature afin de mieux la connaître et la comprendre. Cependant, bien qu’autour d’une esthétique du paysage, ces oeuvres ne vont refléter aucune idéologie écologique. 

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                                                                            « La montagne Sainte Victoire » Paul Cézanne

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                                                                         « Champ de blé avec cyprès » Vang Gogh 

• • • Le paysage, au-delà de l'esthétique

Faisant son apparition dans les années 60, l’éco-art s’inscrit entièrement dans le mouvement d’art contemporain. Si aujourd’hui ce procédé artistique représente avant tout un  moyen de militantisme écologique, il reflète à l’origine la volonté des artistes à changer de supports artistiques. En passant par le Land Art, le Green Art et d’autres courants artistiques engagés, nous allons voir comment la coexistence entre art et nature a évolué jusqu’à aujourd’hui. 

• • • LE LAND ART

Le land art, comme son nom l’indique, utilise directement des paysages naturels pour mettre en œuvre des créations de grande échelle. D’abord connu sous le nom d’Earth Art ou Earth Works, ce courant surgit à travers la volonté commune d’un groupe d’artistes américains voulant sortir des lieux d’art habituels tels que les ateliers, les musées ou encore les galeries. En effet, avec l’objectif de supprimer la valeur marchande de l’art, les premières œuvres du Land Art se situent dans les déserts américains et sont principalement faites de terre, de sable et de pierres. Les artistes de ce mouvement ne cherchent pas à créer le lieu, « ils s’inspirent de lui et le mettent en valeur ».  

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« Spiral Jetty » crédits photo Gianfranco Gorgoni

L’un des artistes majeurs du courant est l’artiste américain, Robert Smithson. Construite dans le Grand Lac Salé au nord de l’Utah, son oeuvre intitulée « Spiral Jetty » fait plus de 500 mètres de long et utilise 6 milles tonnes de roches. Ce travail serait né d’une fascination porté par l’artiste au concept de l’entropie, principe caractérisant la dégradation et transformation de l’énergie. Aujourd’hui, la spirale connaît des changements constants reflétant ainsi les effets de la temporalité sur la nature. 

Enfin, malgré une volonté de respecter la nature, le Land Art a souvent été sujet de polémique. L’usage d’espaces naturels et de matières premières a de nombreuses fois été dénoncée par certains artistes qui soulèvent les déformations parfois trop violentes des paysages naturels. Au même moment, en réponse au Land Art, naît un autre courant : le Reclamation Art. Celui-ci, à l’inverse des différents procédés artistiques utilisés aux États-Unis à l’époque, a pour objectif la restauration de lieux détruits et pollués par des projets industriels. 

• • • LE GREEN ART

Similaire au Land Art, le Green Art a pour but de promouvoir la durabilité et préservation des espaces naturels. Réalisant leurs oeuvres en plein air, l’intention des artistes continue d’être l’utilisation de matériaux non toxiques et respectueux de l’environnement. Au service des écosystèmes, la plupart des oeuvres réalisées du courant Green Art sont éphémères

L’un des matériaux très couramment utilisé est le carton. En effet, grâce à son caractère recyclable, le carton est devenu un outil indispensable dans différents procédés artistiques, notamment dans la sculpture. Les artistes recréent des objets communs, allant de voitures aux ustensiles de cuisine, et tout ça à petit échelle. 

• • • L'ART ÉCOLOGIQUE ET CE QU'IL EST DEVENU

Si les premiers courants cités se concentrent davantage sur une forme d’activisme physiquement lié à la nature et aux objets recyclables, l’art écologique se compose également d’autres types de médiateurs dont l’oeuvre se focalise sur la réflexion et la recherche de prise de conscience du spectateur. En effet, nombreux artistes éco-engagés utilisent des formes plus traditionnelles comme la peinture et la photographie pour montrer leur inquiétude face aux enjeux climatiques. 

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                                                                       « Arctic then : Harry and the things he's balanced » Marsching

Associant collage de photographies et mises en scène théâtrale, l’artiste Jane Marsching alerte son public de l’urgence climatique dans les zones glacières de l’Arctique. 

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                                                                            « Crushed cars » Chris Jordan

Photographe américain, Chris Jordan capture des images brutales révélant les effets nocifs de la surconsommation sur la société et l’environnement.

Ces oeuvres vont révéler les perceptions des artistes autour d’une problématique centré sur la crise écologique et les conséquences des activités humaines. En émettant des messages engagés, elles renforcent le sentiment de communauté et font appel au dialogue.

• • • LES ARTISTES ÉCO-ENGAGÉS CHEZ THE ART CYCLE 
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                                                                            « Mon chat espérant une planète meilleure » P.L.M

Plusieurs artistes de notre galerie utilisent leur art comme moyen d’expression face à la situation environnementale. Les artistes choisissent de montrer leur engagement à la fois à travers une représentation objective des paysages naturels et des messages plus abstraits mais pas moins militants. C’est le cas notamment de l’artiste peintre P.L.M qui centre son oeuvre autour de la nature et de sa préservation. À travers des oeuvres colorées, Pascale souhaite égayer et illuminer le quotidien des individus tout en stimulant le dialogue sur l’état actuel de notre planète. 

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                                                                            « Global Warming » David Bouscarle

Dans une volonté de montrer la nature telle qu’elle est, l’artiste français David Bouscarle utilise la photographie pour nous faire parcourir des paysages reflétant la grandeur de la nature. L’emploi de différentes techniques telles que le Low key et la Pose Longue lui permettent d’être témoin des petites choses rares et subtiles que la nature nous offre.  

• • • LE MOT DE LA FIN ...

Finalement, l’art écologique aide avant tout à promouvoir un message de soutien de préservation de l’environnement. Et si d’une part, le mouvement nous fait découvrir la grandeur et beauté des paysages naturels, il a surtout comme objectif de nous rappeler les effets nocifs de la vie humaine sur Terre et également de proposer de nouvelles formes de coexistence avec l’environnement. Porte parole d’un grande nombre d’individus, il représente actuellement un intermédiaire vital dans la lutte pour la protection de l’environnement. 

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