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Annabelle Amory

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Née en 1988 dans l’Oise, Annabelle dessine, peint et écrit des livres depuis l’enfance. Dans la famille, personne ne pratique une activité artistique, musicale ou sportive. Ce qui importe dans cet environnement, c’est surtout des études universitaires pour avoir, à la fin, un « vrai » métier.
Alors Annabelle obéit et gravit les échelons : licence en histoire de l’art et archéologie à Amiens, Master en Sciences de l’Antiquité à Lille, puis, enfin, le dernier stade : un doctorat en archéologie grecque qu’elle obtient en 2017. Cependant, durant ses recherches, elle n’a cessé de peindre et même d’exposer dès qu’elle en avait l’occasion. Dès la fin de sa soutenance de thèse, elle avertit son jury : non, elle ne se lancera pas dans la recherche mais tentera une carrière artistique.
Annabelle transpose alors ses propres convictions dans son parcours : l’art sera démocratisé ou ne sera pas. Elle refuse d’exposer dans les Salons où le prix d’un stand est exorbitant, préfère déposer ses toiles dans les médiathèques et galeries municipales et se prête volontiers à des ateliers et visites avec les scolaires.

La problématique difficile de l’identité, de la dualité et du conflit intérieur est au cœur de la réflexion d’Annabelle. Que ce soit la cohabitation de l’Homme avec la nature, l’injonction faite aux femmes ou l’évolution personnelle dans notre société, la question est alors la même : comment faire coïncider nos convictions profondes avec le monde qui nous entoure ? Comment affirmer notre identité sans se sentir jugé? Pouvons-nous rester nous-mêmes, nous épanouir, sachant que nous sommes constamment influencés par la société, le regard des autres, l’argent ou encore le succès ?
Féministe écolo, végétarienne, adepte du zéro déchet et de la slow cosmétique, Annabelle puise dans son histoire personnelle ces angoisses à deux vitesses, tiraillée entre ses convictions profondes et la norme actuelle. Elle analyse alors son propre parcours de vie et livre sur la toile une galerie presque autobiographique : si aucun des personnages ne lui ressemble vraiment, ils évoquent cependant tous ses inquiétudes, ses conflits ainsi que différents moments de sa vie, passés ou présents.
Annabelle déchire, découpe et colle alors sur la toile des pages de livre, qu’elle recouvre ensuite de peinture acrylique. La plupart du temps, les papiers remplacent la peau des personnages, créant un contraste suivant l’ancienneté de l’ouvrage, mais il arrive que parfois, ils se muent en étoffe. Le choix de pages de roman n’est pas anodin : Annabelle n’est pas une grande bavarde et, depuis son enfance, c’est à travers l’écriture qu’elle s’exprime, par la rédaction de nouvelles et de romans. L’utilisation d’une technique mixte dans une même toile renvoie alors à la dualité qu’Annabelle souhaite exprimer à travers ses portraits. Le tableau ne se regarde plus, il se lit, et les caractères inscrits sur les pages de livres deviennent un motif de remplissage au même titre qu’une couleur.

Expositions personnelles (extraits) :
• Maison des Talents – Espace Corot, Montigny Lès Cormeilles (95), mars – avril 2019
• « Cohabitation(s) », Hôtel le Marceau Bastille, Paris (75), février – mai 2019
• « Femmes de caractères », Médiathèque Gustave Eiffel, Levallois (92), janvier – février 2019
• « Métamorphoses Animales », Galerie de Mézières, Eaubonne (95), novembre 2018
• « Nature et Contre Nature », Galerie de la Vache Bleue, Paris (75), juin – juillet 2018

Expositions collectives et salons (extraits) :
• Salon des Arts, Maisons-Laffitte (78), novembre - décembre 2019
• Salon d’Automne, Paris (95), octobre 2019
• Salon International d’Arts plastiques «Arbustes», Mantes-la-Jolie (78), septembre – octobre 2019
• « Trolls & Bestioles », Musée d’Art Fantastique, Bruxelles (Belgique), mai 2019
• Salon de Versailles, Versailles (78), décembre 2018

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